Belle baffe, grande claque : la terreur de Von Schirach sur les planches

Titre : Terreur (2016)

Auteur : Ferdinand Von Schirach

Prix : 18 euros aux Editions Grasset

Nombre de pages : 208

Note attribuée au livre  : 7 / 10

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Imaginez : vous assistez au procès d’un pilote. Ce dernier est accusé d’avoir abattu un avion de 164 passagers retenus par un terroriste, et fonçant sur un stade de soixante-dix mille spectateurs.

Une pièce de théâtre qui a marqué ma bibliothèque : une soirée, cent pages, et la réalité au bout des doigts. En effet, malgré que le procès de Lars Koch reste fiction, il reste empreint d’une réalité troublante, renforcée par le contexte d’un tribunal, la présence d’un juge impartial, d’une procureure imposante, une mère ayant perdu son époux, et d’un avocat quasi-réel. Et ce pilote.
Le genre théâtral, par le biais de plaidoiries, et de jeux de questions-réponses, parait fait pour retranscrire ce procès comme un greffier.
Je n’avais encore jamais lu de pièce se déroulant dans un tribunal, hormis « Controverse de Valladolid ». Cependant, on sait que la littérature prend souvent son pied dans les salles d’audience.

Ici, il est question de terrorisme, de dignité humaine. En effet, la question centrale est « 164 personnes valent-elles 70.000 autres ? » mais elle pourrait aussi être « Que se serait-il passé si Lars Koch avait attendu une minute de plus ? Les passagers auraient-ils pu entrer dans le cockpit et neutraliser l’assaillant ? »

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Tout repose sur des convictions personnelles, un rôle de lecteur-juge largement controversé. En effet, les hypothèses se juxtaposent à des questions morales. « Comment peut-on sacrifier 164 vies humaines, dont une petite fille de quatre ans, et un père de famille ? Au nom de quoi peut-on justifier cet acte, cet homicide volontaire et prémédité sans aucune autorisation ? Qui peut avoir le droit de sauver la vie en prenant celle d’autrui ? »

Sur internet, il est possible de voir le verdict rendu à travers différents pays du monde, principe permettant de mettre en avant une multiplicité incroyable de réponses, qui révèle certains pays : le Japon a voté à la majorité pour la condamnation, mais en majorité, l’acquittement l’emporte. (http://terror.theater/cont/results_main/en)

De plus, et pour conclure, la fin est ingénieuse. On ne peut la spoiler. En effet, c’est nous qui choisissons la fin : j’ai choisi l’acquittement, comme 60,9 % sur la totalité votants : 300.000.

 

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Faut-il forcer les enfants à lire ?

« Le verbe lire ne supporte pas l’impératif. Aversion qu’il partage avec quelques autres : le verbe « aimer »… le verbe « rêver »… On peut toujours essayer, bien sûr. Allez-y : « Aime-moi » « Rêve » « Lis ! » « Lis ! Mais lis donc, bon sang, je t’ordonne de lire ! » Résultat ? Néant. »

– Daniel Pennac, dans « Comme un Roman ».

Je ne suis pas mère, mais j’ai été enfant.

Je suis ce que mon entourage appelle une « grande lectrice », après hésitations, j’ai décidé d’introduire l’adjectif qualificatif. Ce dernier ne doit pas être pris comme une preuve de mon manque d’humilité, mais est simplement une précision. Dans mon entourage, il est possible de classer mes sur l’échelle de Lecteur, qui, bien que n’étant pas celle de Richter, a tout autant d’importance, même si ce n’est pas dans le domaine géologique.

Parmi mes proches amis, vous trouverez aussi de grands lecteurs, des amoureux de la lecture, des lecteurs occasionnels, et des « ennemis » de la lecture : ceux que la lecture a oubliés… ou vice-versa. Ces ennemis de la lecture, sont ceux qui ne lisent pas. En réalité, ils ne sont pas des ennemis, seulement des connaissances fâchées, ou deux individus qui ne se sont jamais vraiment rencontrés.

Cette rencontre malheureuse, ou cette rencontre qui n’arriva jamais, nous fait alors remonter aux origines de chacun : l’enfance. Selon une définition trouvée sur l’Internet, l’enfance est un stade de développement humain qui décrit l’humain entre la période de sa conception, ou de sa naissance, et la période où il ou elle atteint l’adolescence ou l’âge adulte.

Alors qu’ils pleurent pour une histoire le soir, ils refusent de les lires eux-mêmes ensuite, maudissant Gutenberg, sans le savoir.

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Le trouble phobique de la lecture, appelons-la la lecturophobie remonterai donc à notre enfance.

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En effet, si 91% des français lisent des livres, seuls 56 % des enfants lisent au moins une fois par semaine hors école. Les filles lisent plus que les petits garçons : une heure de plus. Les chiffres sont mêmes quelques fois alertants : en effet, seulement 18 % des enfants vivant au sein d’une famille monoparentale lisent un livre quotidiennement ou tous les deux jours.

Les parents se sentent concernés par la lecture, et même plus : pour les parents, le goût ou non de la lecture serait une conséquence directe de leur éducation aux livres. Les parents se sentent responsables de la lecturophilie, comme de la lecturophobie.

Je peux très savamment parler de mon enfance de lectrice. La lectrice que j’étais enfant, ou même adolescente faisait la fierté de ma mère, alors que certaines de nos connaissances, affolées, cherchaient dans les paroles de ma mère la clé, afin de faire de leurs propres enfants des dévoreurs de livres.

Ma mère avait toujours cette phrase magnifique, prononcée sur un ton quasi universitaire :

« Moi, je l’ai emmenée toute petite à la médiathèque, et puis j’ai acheté des livres, et elle a lu. Il faut leur transmettre le goût de la lecture. »

Comme une équation à laquelle on a trouvé l’inconnue, les parents avaient trouvé comment mettre en marche cette transmission dont ils se sentaient si responsables.

Cette obsession parentale est devenue une phobie pour moi : âgée de vingt ans, je suis pétrifiée à l’idée de mettre au monde des lecturophobiques, ou du moins, qu’ils en deviennent.

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Cependant, ou détour d’une conversation avec la mère d’un ami, cette dernière m’avait dit, d’une voix très douce, sur la terrasse de leur jardin, pendant l’apéritif :

« P. est une grande lectrice. Elle a toujours aimé lire. Cependant son frère A. n’a jamais aimé ça. »

En approfondissant la question, je m’aperçus qu’ils avaient reçu la même éducation littéraire. Cependant, cette dernière n’avait pas porté ses fruits, ou du moins, moins.

La lecture serait sans doute une affaire de goût, de caractère. En effet, on peut faire un parallèle ici : la littérature serait alors comparée à la gastronomie.

Le livre serait, dans ce raisonnement, comparé à des épinards. Beaucoup d’enfants n’aiment pas les épinards – je n’ai pas trouvé de pourcentage issu d’un sondage fiable sur la question – mais dans ce faible échantillon qui raffole, ou tout au moins qui supporte de consommer des épinards, peut-t-on trouver un critère à corriger pour faire manger des épinards aux enfants ?

En réalité, il n’y a pas vraiment de critère. On peut, au sein d’une même fratrie, faire manger des épinards à certains, mais pas d’autres : comportement justifié par une simple histoire de « goût ».

Forcer un enfant à manger des épinards est parfois la pire expérience, autant pour l’enfant que son parent : une torture pour le premier, et une guerre déclarée face au refus, et face aux assiettes pleines qui repartent en cuisine, pour le second.

Cependant, parmi la masse de parents, certains, astucieux, réussissent à faire manger des épinards aux enfants mêmes capricieux : en faisant un flan aux épinards par exemple. Il faut donc procéder au même raisonnement pour la lecture.

En effet, il ne faut pas imposer la lecture, mais la donner. Il ne faut pas forcer à lire mais inciter à lire. 

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Je me souviens de mon entrée au lycée, et du pavé « Germinal » d’Émile Zola, qui tombe dans mes mains. Presque 500 pages, peut-être, et moi, dans une classe d’une trentaine d’élèves. J’ai seize ans : l’âge de Rimbaud au début de son oeuvre, et aujourd’hui j’ai l’âge qu’il avait à la fin de sa vie littéraire si dense et intense.

Présenter un classique à des élèves de seize ans, et surtout Germinal, est un pari plus qu’osé : risqué. Un chef d’œuvre sur la révolte minière, un sujet extrêmement intéressant dans une classe d’enfants de seize ans, plongés dans l’ère de l’image, que je fus la seule à lire. L’année précédente, j’avais refusé de lire « Au bonheur des dames ». En effet, chez les écrivains classiques, piliers de notre patrimoine, quelque chose dérange les plus jeunes : les descriptions.

Le système scolaire ne fait pas aimer la lecture : elle y est perçue comme une contrainte, voir une obligation, un devoir, et non plus un plaisir :

« Ouvrez les agendas. Bon, vous avez jusqu’au 24 avril dernier délai pour lire le livre. »

Fermeture des agendas, et un couteau sous la gorge.

Deux mois en laissant une trentaine d’élèves, des lecteurs sauvages, en tête-à-tête avec cet objet non-apprivoisé : un classique.

Au-delà d’un livre, le classique est l’ennemi juré de l’enfant. L’école le lui fait détester très vite : Hugo, Zola, Stendhal, Flaubert. Des noms d’auteurs incroyables mais qui inspirent parfois le dégoût, et la peur des élèves.

Suite à mes recherches, je n’ai jamais trouvé d’anecdotes concernant les épopées littéraires de Victor, Émile, Jean-Henri ou Gustave. Cependant, d’autres, comme Daniel Pennac, ou Mikaël Olivier, contemporains, ont relaté leur épopée personnelle face aux livres : enfants, ils détestaient les livres; adultes, ils en ont écrit.

Ces auteurs qui n’aimaient pas lire – peut-être le titre du prochain livre de Jonas Jonasson – sont là pour rassurer les parents qui cherchent en vain des réponses sur Doctissimo :

«  Mon enfant n’aime pas lire, que faire ? » 

Forcer à lire n’est pas lire. Lire sous la contrainte n’est pas lire. Si le verbe « lire » rime avec plaisir, ce n’est pas – à mon goût du moins – une coincidence. 

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De plus, les « mauvais lecteurs » sont surtout des lecteurs qui n’ont pas rencontré le bon livre, et qui, parfois, ne le rencontreront malheureusement jamais. Sachez qu’un enfant ne lit jamais « pas du tout ». Revenons à la phrase précédemment citée :

« P. est une grande lectrice. Elle a toujours aimé lire. Cependant son frère A. n’a jamais aimé ça. »

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En réalité, A. lit, il ne lit simplement pas les mêmes choses. A. lit des mangas, A. lit des journaux. Lire un manga ou une bande-dessinée sont sur l’échelle du Lecteur, l’égal du roman, et du sacré classique. En effet, il est beaucoup plus simple de présenter Hergé à un enfant d’une dizaine d’années que « Madame Bovary » qui ressemble tout de suite plus à un goulag.

 

 

Déjà qu’ils lisent peu les garçons sautent des pages

Oui, les jeunes français lisent encore

Les filles lisent mieux que les garçons – ou les tests les favorisent ?

Faire la lecture aux nourrissons ne peut pas faire de mal, bien au contraire

Les putes voilées n’iront peut-être jamais au Paradis, mais les mollahs non plus

Titre : Les putes voilées n’iront jamais au paradis ! (2016)

Auteur : Chahdortt Djavann

Prix : 18 euros aux Editions Grasset

Nombre de pages : 208

Note attribuée au livre  : 8 / 10

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Bienvenue dans un pays où une femme ne vaut que la moitié d’un homme. Où être belle est une malédiction; où être une femme est une malédiction. Bienvenue dans un monde où la religion crée la bestialité sexuelle, la brutalité sexuelle.
Les mortes parlent ici : assassinées, condamnées à mort, dans un pays où ne règne que la misère et la drogue, où les petites filles sont mariées à des hommes qui ont au minimum deux fois leur âge, enfants vouées à leur comportement lubrique et violent.
Dérangeant, ce livre non ? Langage qui choque, autant que la barbarie qu’il raconte, et titre violent qui attire.

Ce livre fait prendre conscience de ce qui se joue sur notre planète au XXIe siècle. Beaucoup de violence de la part de l’auteure Djavann Chahdortt face à l’extrémisme religieux et l’hypocrisie qui en découle. En effet, le titre attire, et quel bijou à l’intérieur : un roman documentaire, cru, provocant, mais tellement nécessaire ! À lire absolument. Ce livre fait peur. Oui, il percute, bouleverse, car évidemment, toute fiction à son fond de vérité. 
Mais c’est aussi un livre d’une grande intelligence car il vous prend à la gorge en étant à un quart policier, le reste étant une critique, presque un documentaire. Le livre traduit tout ceci.

De plus comment ne pas prendre le temps de vous citer – en quelques lignes – la biographie raccourcie de l’auteure, Chahdortt Djavann ? Sans mensonge, j’avoue déjà avoir bien plagié la page Wikipédia.

« Son père était un grand féodal d’Azerbaïdjan, emprisonné et tous ses biens furent confisqués. Il a élevé sa fille « dans l’amour des livres et la détestation des mollahs ». Après la Révolution islamiste iranienne, elle est forcée d’arrêter de lire de grands auteurs français pour étudier le Coran et elle est voilée de force. En juin 1980, à 13 ans, elle est incarcérée trois semaines pour avoir manifesté contre le régime. Elle est tabassée et a deux côtes cassées. »

Fausse-fiction, un regard fort jeté sur la société iranienne, société hypocrite, en passant. Comment ne pas écrire cette chronique en parlant de cette horreur masculine qui est approuvée et encouragée par l’extrémisme religieux. Liberté, émancipation, corruption, les thèmes se multiplient, au travers d’une écriture simple et crue qui lui donne sa force. Ici, les genres se mêlent et se confondent tellement habilement que le sujet sociétal coule au travers des mots. Ce livre nous rapproche de ce côté du monde que l’on connait si peu, avec un sujet qui est au coeur du débat : l’extrémisme religieux et son hypocrisie.

Comme on me l’a dit sur instagram, on ne peut pas dire qu’on « aime » ce livre mais on ne peut que saluer ce que ce roman « est ».

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Baisers, 

La Tentarice Chaude.

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La Mort du Roi Tsongor by Gaudé

Titre : La Mort du Roi Tsongor (2013)

Auteur : Laurent Gaudé

Prix : 6,60 euros aux Editions Acte Sud

Nombre de pages : 204

Note attribuée au livre  : 9 / 10

9b2ccb379b1b371fc56001ed65b1500cRésumé : Ce livre possède la force des grandes tragédies grecques. La magie des récits qui dépassent l’histoire pour flirter avec l’universel. À travers la mort d’un vieux monarque dans un royaume imaginaire, puis de la guerre qui déchire les coeurs d’une famille et d’un peuple, Laurent Gaudé signe un flamboyant roman d’apprentissage : l’initiation à la défaite, au deuil, à la honte, à des souffrances indissociables de la condition humaine.

9b2ccb379b1b371fc56001ed65b1500cDans une Antiquité imaginaire, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d’un empire immense, s’apprête à marier sa fille. Mais le jour des fiançailles, un deuxième prétendant surgit. La guerre éclate : c’est Troie assiégée, c’est Thèbes livrée à la haine. Le monarque s’éteint ; son plus jeune fils s’en va parcourir le continent pour édifier sept tombeaux à l’image de ce que fut le vénéré – et haïssable – roi Tsongor.

Pourquoi présenter Gaudé ? Parce qu’après avoir lu six romans de lui, je reste toujours sur ma décision : cet auteur est fantastique. Il pourrait réussir à tout me faire lire.

Entre un récit épique et un légende, avec des histoires de famille, d’amour, d’honneur, et de courage, sur fond de guerre, Laurent Gaudé qui n’a pas fini de nous révéler son imagination foisonnante et son talent pour conter les histoires.

L’écriture est magique, le lieu, et le cadre en général (ainsi que les personnages) envoûtants pour cette légende, qui semble être un classique de dramaturgie antique. Cependant, primo, c’est un roman, et secundo, c’est une histoire inventée, prouvant la ô combien grande imagination de Laurent Gaudé dans une Afrique de clans, de royaumes, avec le Roi Tsongor, qui déclenche le cataclysme dans cette famille maudite.

Ici, c’est la dramaturgie antique qui reçoit un souffle nouveau, comme dépoussiérée. Avec une beauté autre, donnée au genre, sous forme de roman. C’est la naissance de la tragédie africaine, mais la renaissance de la tragédie tout court : une nouvelle tragédie, revisitée. C’est beau, simple, et cela fonctionne entre poésie, et récit d’aventures, légende, Gaudé nous offre une belle réécriture du genre, en confondant l’amour, la famille, l’honneur, et la guerre, et en entrecroisant la dramaturgie antique à l’art du roman.

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Merci d’avoir lu, des baisers remplis d’amour,

Sarah.

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Selon moi, il y avait un peu de caca dans l’encre


Titre :
 Mange, prie, aime (2009)

Auteur : Elizabeth Gilbert

Prix : 7,90 euros chez Le Livre de Poche

Nombre de pages : 512

Note attribuée au livre  : 2 / 10

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J’ai ouvert « Mange, prie, aime », et j’aurais mieux fait de ne pas prendre cette initiative.
Résumé : A trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l’angoisse, le doute, l’insatisfaction… S’ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu’elle s’est choisie ! En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa vie », en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l’équilibre qu’on appelle le bonheur… Elizabeth Gilbert nous invite à un voyage vers l’inconnu joyeux et émouvant, libéré des mascarades et faux-semblants. À travers une mosaïque d’émotions et d’expériences culturelles, elle a su conquérir le cour de millions de lectrices qui ont aimé pleurer et rire avec elle. Et qui rêvent de changer de vie, elles aussi..

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C’est dans ces moments là qu’on regrette le zéro qui n’existe pas sur sens critique. En gros, c’est nul, c’est triste à dire, mais tout est nul. Au pire, les pages peuvent encore servir de papier toilette et le bouquin en lui même de dessous de plat. Au pire.

En réalité, c’est une énigme : Comment peut-on dépenser de l’argent pour poser un livre pareil ? Je ne sais pas ce qu’à voulu entendre Albertine Bourget, dans « Le Temps », en disant du livre qu’il était « un genre de Bible post-Sex and the City »; que je vois plutôt comme un terme péjoratif au possible.

Je vous préviens déjà : ma bibliothèque saigne un peu. En effet, il y a deux ou trois ans déjà s’y est glissé « Mange, prie, aime » d’Elizabeth Gilbert, duquel a été adapté le film du même nom, avec Julia Roberts. Et bon, autant vous avouer que je commence à avoir de sérieux doutes sur mes goûts. Car oui, j’ai suivi l’engouement féminin général qui a adoré ce livre (je généralise beaucoup la portion de mes connaissances qui l’a apprécié jusqu’à se faire tatouer le titre original avec des hirondelles sur le bras, ou encore utilise ces trois verbes sortis, me semble-t-il, au hasard dans le dictionnaire, en nom d’utilisateur instagram, bref).

Il existe un théorème particulier pour les livres : le vocabulaire, l’histoire, l’intrigue, les personnages, et la capacité du livre à me faire voyager, noté sur 10.

Donc, imaginons, que je doive donner une note entre 1 et 10 à ce livre sur 10, et contre toute attente, je pourrais lui mettre dix. Car il serait excellent avec pour sous-titre : « Petit guide de la femme dépressive classique des romans et de ses pensées à travers le monde pour devenir une petite ménagère tranquille à la spiritualité béton. » Alors là, jackpot.

Mais d’un autre je pourrais mettre 2, par bon sens, pour le vocabulaire, et les phrases en elles-mêmes, car si, il existe un « Petit manuel du classique de lecture de l’été » je vous conseille vivement d’aller lire MPA.

Parlons peu, parlons bien avec 2 pour la trame irréelle et surtout pas intéressante de la globe-trotteuse qui part en quête de bien-être après un divorce chaotique et une vie gourmande en hommes.

Et puis tenez, on va mettre 2 aussi parce que je n’ai pas trop compris le cheminement et l’avancée du livre. Parce que oui, c’est bien beau de nous parler d’Italie, d’Inde et d’Indonésie, et de vacances, mais cela n’enlève en rien le fait que je n’ai pas aimé ce livre.

Ce livre ne m’a pas fait rêver. Et hop 1. Il a traîné des années dans mes affaires, froissé, déchiré et malmené (à l’image de ma vie de lectrice en quelques sortes). Il ne m’a pas transportée, je ne me suis pas sentie habitée par l’esprit du personnage principal, l’auteure elle-même, au cours de ce récit initiatique, que je trouve un chouïa gnangnan couplé avec un côté neuneu. Je vais mettre 2 pour ça aussi.

Alors, au pire, si vous voulez, ce bouquin pourra trainer dans votre sac de plage, mais criez « VADE RETROS SATANAS » si vous le trouvez dans une gare. Après, je pense qu’il serait presque préférable de suivre un match de cricket, cela sera bien plus dépaysant pour vous.

Bon, recalculons. Je devais mettre 10 au livre. Mais 10 – 2 – 2 – 2 – 2 – 1, ça ne ferait pas 1 par hasard ? On va raisonner comme ça alors.

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Merci, en vous envoyant des baisers et des bonnes lectures, 

Sarah.

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Dix bonnes raisons et plus de ne pas lire 50 nuances de Grey.

Titre : Cinquante nuances de Grey (2014)

Auteur : E. L. James

Prix : 6,90 euros chez Le Livre de Poche

Nombre de pages : 560

Note attribuée au livre  : 2 / 10

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Moi à la fermeture de ce livre : Peut-on faire plus mauvais ? BON.

Résumé gentil trouvé sur Internet : Anastasia Steele, étudiante en littérature, a accepté la proposition de son amie journaliste de prendre sa place pour interviewer Christian Grey, un jeune et richissime chef d’entreprise de Seattle. Dès le premier regard, elle est à la fois séduite et intimidée. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier, jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille à mi-temps et lui propose un rendez-vous. Ana est follement attirée par cet homme. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, elle découvre son pouvoir érotique, ainsi que la part obscure qu’il tient à dissimuler… Romantique, libératrice et totalement addictive, la trilogie Fifty Shades, dont Cinquante nuances de Grey est le premier volume, vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais. Le roman le plus vendu dans le monde en 2012. Texte résumé Une étudiante de 21 ans, Anastasia Steele, tombe amoureuse d’un patron d’une multinationale de 27 ans, Christian Grey. Leur relation installée, il lui annonce qu’il ne peut éprouver de l’amour et du plaisir que dans certaines situations. Un jeu de domination commence alors.

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Mon vilain résumé : Ana est une fille toute mignonne qui rencontre monsieur Cravate le dingue, beau, riche, et surtout… sado-maso, mais je ne vous apprend rien. Monsieur le dingue, Christian, embobine Ana pour la trainer dans ses vices sexuels les plus absolus. Pauvre Ana, qui a une capacité à se concentrer de poisson rouge, et qui est un peu cruche. Si seulement elle avait été intelligente, les deuxième et troisième tomes auraient pu ne jamais exister (et le premier aussi d’ailleurs) …

9b2ccb379b1b371fc56001ed65b1500cAna pense, Ana se dispute avec Cricri, Ana couche avec Cricri. Ana pense, Ana se dispute avec Cricri, Ana couche avec Cricri. Ana pense, Ana se dispute avec Cricri, Ana couche avec Cricri. Ana pense, Ana se dispute avec Cricri, Ana couche avec Cricri.
WA-HOU. Entre les coups de cravache, les « putain », les menottes, l’argent et puis les fessées, c’est d’un ennui total.
Tout tourne autour de Cricri, du sexe… de la pure chicklit.
« Il est beau, il est nu, ses cheveux, je veux le toucher, bla. bla. bla. »

Au-delà de l’histoire qui n’est absolument pas crédible: je parle surtout du type qui vous emmène faire un tour d’avion, puis d’hélio, qui vous achète une voiture, et blablabla, surtout. Personnellement, je n’aime pas les fleurs, mais c’est vrai qu’une voiture ça peut faire plaisir. Bon ok, quand on aime, on compte pas, je vous l’accorde.

Si vous avez du temps à perdre et de l’argent, allez-y.
« A plus, bébé. »

PS : pour la question d’intro, oui, il est possible de faire pire : le deuxième opus est, encore pire que le premier, je pense, que je n’ai lu même pas à la moitié.

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Des bisous tout doux.

Street-art : dégradation artistique ou art du vandalisme ?

J’ai décidé d’écrire cet article à la suite de trois évenements. Tout d’abord, une escapade de trois jours à Paris et le quartier du marais, mais aussi mes voyages en RER et les tags sur les immeubles en direction de Meudon. Les deux dernières raisons gravitent autour de la même personne, que je ne présente plus : Banksy. En effet, j’ai re-regardé Faites le mur ! son documentaire sorti en 2010 et sa rediffusion, à la suite de l’ouverture de son propre parc d’attraction, nommé Dismaland.

Parlons de Borf, Swoony, Invaders, de Banksy, André, Oznek, ou Jefaerosol, du Chat, ou des moins connus, comme Nastya ou encore cet artiste et son mur rouge, vous en avez entendu parler ? Parlons de bombing, de stickers, d’anamorphoses, de cet art qui envahit nos murs.

La question est le titre même : le street art, pour vous, est-ce de la dégradation ou du vandalisme ? Insinué dans le titre de celui-ci, vous connaissez ma position : pour moi, c’est l’art du vandalisme. En réalité, si on entend « art » dans street-art, ce n’est pas pour rien.

Le street art, ce n’est pas ce « nique ta mère » que vous lisez, le tag gênant au coin d’une rue; ceci est inscrit à côté de dégradation dans le dictionnaire.

Depuis bien longtemps le street art existe : 1960 à l’échelle internationale , mais mai 1968 en France, après la vague de revendications. Dès son arrivée en France, le style s’inscrit dans une optique de dénonciation, qui fait bien souvent l’objet de préjugés. Non, le street art ne revendique pas seulement, et quand ils le font, les artistes savent le faire avec humour et parfois dérision, mais aussi en nous entrainant dans des univers sombres et qui nous font constater l’horreur du genre humain.

La question du street art est complexe, tant parce qu’il n’est pas sacré comme l’art et parfois bien souvent dénigré et sous-estimé, alors que son impact est alors bien plus fort que l’art classique ou contemporain des musées. Le street-art révolutionne l’art, le fait sortir du cadre. Cependant, sa tendance à provoquer l’a amené à finir dans des ventes aux enchères, à des prix rivalisant avec des chefs d’oeuvre de peinture. Le caractère éphémère et le in situ du street-art créent le paradoxe avec sa valeur marchande nouvelle, et sa place dans les musées.

Mieux encore : le street art nous aborde, nous touche relativement mieux que l’art classique, car il fait descendre l’art dans la rue, via le bombing, ou le collage. Phrases qui accrochent, dessins chocs, ou simplement fresques monumentales, le street art se fait parfois même décrocher des murs… Pour atterrir sur ceux d’un musée.

Malgré tout, le street art peine à s’inscrire dans l’art, à s’imposer, alors qu’il ne cesse de s’étendre, jusqu’au domaine juridique, où les artistes se voient (presque) punis par la loi, comme l’artiste M. Chat, en 2014.

L’art urbain jouit d’une culture et témoigne d’un style qui lui est propre. Tantôt lyrique, engagé, ou simplement esthétique, il a su s’imposer dans les murs et les métros, par des personnages comme ceux de André, ou Space Invaders, ou encore des univers; mais qui restent encore entourés de préjugés dont on a de plus en plus tendance à se décoller, on pense aux financements de Jack Lang, entre autres. De plus le street art ne se limite pas aux murs mais aussi à l’architecture.

Evidemment, tout n’est pas bon dans le street art, au delà des actes de vandalisme, M. Brainwash est l’anti street-artist de base.

Le street art va vers son expansion, il est médiatisé, adulé du plus jeune public et de plus en plus toléré, et admis comme un art de pensée et de technique, d’esthétisme, si ce n’est pas les trois. On reconnait à certains artistes une identité visuelle comme on reconnait un Rembrandt. Le street art s’impose et contamine les lieux, comme un agréable parasite, dans les journaux, les émissions, les livres d’art, mais il s’invite aussi dans des biennales et il existe des stages.

La fresque murale, le trompe l’oeil de l’ancienne peinture murale de la villa Barbaro semble désormais évoluer vers l’extérieur, ce qui lui crée un autre impact, qui, avec un nouveau temps, s’ouvre de nouvelles problématiques, jusqu’à devenir engagé dans le cas du street art de Bansky à Calais ou sur le mur séparant Israël et Palestine un message au spectateur.

 

Des sondages et des livres : on vous dévoile les résultats!

Suite à quelques mois de sondages, nous vous avons questionnés sur des grandes lignes : l’art en général, via trois branches : le cinéma, la musique, et la littérature. Nous vous livrons aujourd’hui vos réponses et les nôtres.

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Réponse D. 


 

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Réponse D. 

 


 

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J’ai plus lu Camus que Sartre, alors par défaut je dirais Bébert.

Désolé JP.


 

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Je suis la majorité : policier.

 


 

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Non.


 

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Anti-héros, on s’y identifie mieux.

 


 

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Cela dépend lesquels, mais je pense ma façon de voir.

 


 

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Négatif.

 


 

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Pour, et contre.

Pour car on peut apprendre des erreurs, en lisant cet ennuyeux pavé. 

Contre, parce qu’il pourrait redevenir la source de haine.


 

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Musicale ou artistique.


 

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Les trois.


 

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Les quatre, je peux ?

 


 

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Baudelaire.


 

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Les livres, toujours les livres.


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Le drapeau ❤️

Il est 22 heures et je suis une étudiante normale dans son salon. Je suis toute seule, alors j’allume ma télévision, mais rien à la télé. J’me dis : « Vraiment merdique, cette soirée. »

Il est 22 heures de ton côté. Tu es beau garçon, fiancé, bientôt marié, réussite sociale et tu ris sur une terrasse de café. Tu es beau et tu es grand, tu regardes ta petite amie en souriant.
Il est 22 heures par là. Tu es une maman innocente qui fête un anniversaire, et tu danses dans la pénombre du Bataclan avec ta sœur et ton papa. Tu es fraîche, tu souris, et tu as les cheveux frisés. Tu profites sans te soucier de cette soirée.

Toi, tu scandes « Vive la France » en direction de la pelouse verte, sous les cris des supporters, mais une détonation vous fait tourner la tête.
Il est 23 heures et je regarde un film bidon, j’écoute même pas la télévision. Alors je vais me chercher un yaourt au frigo. Je change de chaîne pour basculer sur les infos.

Tu dansais au Bataclan. Ton groupe de musique préféré, tu es jeune, tu as dix-huit ans. Tu es brune et si jolie. Tu aurais pu être ma jumelle, ou ma meilleure amie. T’as bataillé pour l’avoir cette place de concert par papa maman. Mais demain maman dira qu’elle t’a offert la mort sur BFM en pleurant.

T’as entendu un pétard depuis l’intérieur du bar alors que tu sifflais une tequila avec tes potes, t’as entendu des gens hurler près de la porte. T’as pas tout compris. Tu t’es levé à la hâte alors que ce type avec son café sur la terrasse semblait endormi.

T’es policier et tu comprends pas tout, t’es au garde à vous, et ce soir toi tu es mort pour nous, tu as laissé une femme et des enfants, à cause de cette fichue tâche rouge dans le cou.
Toi tu cours, toi tu traines un ami sans trop comprendre, pourquoi tant de sang a pu se répandre.

La musique s’est arrêtée, les rires oubliés, alors que dans l’air on entend encore des tirs et vos cris étouffés.

Tu étais par terre au Bataclan. Avocat, infirmier, journaliste, un adulte, un enfant. T’as pas tout pigé, avec ces mecs bizarres qui te braquaient à l’instant.
Toi t’avais une bière à la main, t’as pas pensé à la sortie de secours. Pourquoi tant de haine face à tant de bonheur et d’amour ? Tu fais le mort, tu es caché, et moi je prie pour vous devant mon écran télévisé.

Paris saigne Paris pleure.
Les français craignent et d’autres meurent.

Tu étais allongé sur le trottoir devant ton bar où tu passais tes soirées entre amis. Tu étais avec ta sœur, ta mère, vous vous êtes enfuis. Tu as perdu ton père, un pote, un fils, une fille à cause de deux détraqués, ce soir ce sont des frères, des sœurs et des neveux qu’ils ont emporté.

Et moi je suis devant ma télé avec mon pot et ma cuillère, et j’imagine ces gens dans Paris qui sont allongés par terre. J’ai vos visages sur internet, il me semble vous connaître, on se connaîtra jamais car vous êtes partis trop tôt à cause de connards qui avaient rien dans la tête.

Vos proches vous recherchent, dans une porte ouverte, dans un hôpital, mais pour certains des téléphones sonnent sans réponse dans vos poches et vos vestes.

Ce soir, c’est 66 millions de blessés. Ce soir, c’est ma France qu’on a tué deux fois cette année. Ce soir on a attaqué mon beau pays, on a attaqué le bonheur des soirs : les bars, les rires, la musique. Et c’est depuis un an que s’écrit l’histoire de nos pays par cette bande de barbares. Et l’histoire de mon pays s’écrit sur l’écran du salon, et j’accuse, et j’assiste.
Je suis spectateur de mon histoire, je suis parisienne d’un soir.

Je n’ai pas de mots pour exprimer, ces 129 vies qui se sont envolées. Je voudrais vous dire et vous raconter, chacune de ces personnes que je ne connais qu’à travers des photos dans le journal télévisé.
Je m’imagine baignant dans mon bonheur, qui bascule dans l’horreur, je m’imagine que tu es mon cousin, mon frère, mon oncle, ma sœur.
Que les mots me manquent, que les rimes sont rares, pour raconter l’horreur quarante huit heures plus tard.

Mais moi devant la télé, je respire, et je réalise la chance que j’ai : j’inspire et j’expire.

Et maintenant je m’adresse à toi ma République, mon pays, et je te dis, que je t’aime encore plus aujourd’hui.

Sarah.

Vous vouliez une livre avec une chute ?

Titre : Les couleurs de l’espoir (2015)

Auteur : Julie Kibler

Prix : 8 euros chez Pocket

Nombre de pages : 480

Note attribuée au livre  : 7 / 10

9b2ccb379b1b371fc56001ed65b1500cCe livre,  très peu connu, est pour moi un petit bijou. La critique sera brève, car je préfère juste donner l’envie aux autres de le lire sans trop en dire. Je l’ai lu en très peu de temps et j’ai adoré le chassé-croisé entre le présent et le passé ségrégationniste des Etats-Unis.

L’histoire se déroule au Texas, de nos jours, entre Dorrie, une coiffeuse noire, qui a noué une relation tendre et complice avec l’une de ses clientes, Isabelle, une vieille femme blanche de presque quatre-vingt dix ans. Un jour, Isabelle demande à la gentille Dorrie, submergée par ses problèmes personne
ls de  la conduire jusqu’à Cincinnati pour des funérailles. Mais celles de qui ?

Au long des kilomètres, Isabelle va raconter son passé troublé, le secret de son adolescence. En effet, à seize ans, sur fond de ségrégation, elle est tombée amoureuse de Robert, le fils de sa gouvernante noire..

LCe livre, publié en 2014, se voit attribuer la note de sept sur dix, car ce livre m’a littéralement bouleversée, il y a d’ailleurs une double chute à ce sublime livre, qui est bien écrit et l’intrigue très bien ficelée… Il y a un semblant de Roméo et Juliette dans cette histoire que j’ai adoré.

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Titre : Eldoraldo (2009)

Auteur : Laurent Gaudé

Prix : 6,10 euros aux Editions J’ai Lu

Nombre de pages : 260

Note attribuée au livre  : 9 / 10

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Résumé issu de L’EXPRESS :  les émigrants risquent leur vie sur des bateaux de fortune… avant d’être impitoyablement repoussés par les gardes-côtes, quand ils ne sont pas victimes de passeurs sans scrupules. Le commandant Piracci fait partie de ceux qui sillonnent les mers à la recherche de clandestins, les sauvant parfois de la noyade. Mais la mort est-elle pire que le rêve brisé ? En recueillant une jeune survivante, Salvatore laisse la compassion et l’humanité l’emporter sur ses certitudes… Voyage initiatique, sacrifice, vengeance, rédemption : le romancier au lyrisme aride manie les thèmes de la tragédie antique avec un souffle toujours épique.

9b2ccb379b1b371fc56001ed65b1500cAprès l’obtention du prix Goncourt en 2004 pour Le Soleil des Scorta, Laurent Gaudé aborde le thème de l’immigration dans le sud de l’Italie, avec un chassé-croisé entre l’île italienne de Lampedusa et l’Afrique du Nord. Le roman entremêle alternativement les histoires des deux différents protagonistes selon leurs points de vue.

J’ai adoré ce livre, fort, beau, et au style irréprochable, dans une thématique dramatique qui pullule dans nos écrans de télévision. Cette histoire aborde avec poésie et aventure le destin d’un commandant italien, et d’un immigré, qui vont l’un vers l’autre.

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Titre : Les cendres froides (2011)

Auteur : Valentin Musso

Maison d’édition : Les Nouveaux Auteurs

Nombre de pages : 343

Note attribuée au livre  : 8 / 10

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Aurélien est un type ordinaire avec une famille ordinaire. Jusqu’au jour où son grand-père disparaît, laissant une longue ligne de secrets à élucider, autour d’un mystérieux film où le patriarche apparaît, comme médecin dans une maternité de la Seconde Guerre Mondiale, et plus précisément un lebensborn : une maternité nazie où l’on faisait accoucher les « bonnes allemandes ». Mais dès que les secrets refont surface, Aurélien et sa famille sont menacés…

J’ai aimé ce livre, car c’est un thriller et en plus avec un fond historique. La fin est un bouquet final. De plus, je salue le talent de Valentin Musso, frère du célèbre Guillaume et qui, bien qu’il soit bien plus talentueux, reste dans l’ombre de ce dernier.

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Titre : Les Visages (2011)

Auteur : Jesse Kellerman

Prix : 7,90 euros chez Points Thriller

Nombre de pages : 480

Note attribuée au livre  : 7 / 10

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Les parents de Jesse Kellerman sont reconnus comme des « grands » du monde du policier, et ils peuvent être fiers de lui !

Dans son premier roman, primé comme meilleur roman des lectrices ELLE, on pénètre dans un thriller saississant qui nous entraîne dans la spirale infernale du monde de l’art.

Tout commence par un appel. Ethan Müller est un grand galleriste à New-York, et son père un grand propriétaire d’immeubles auquel il n’adresse plus la parole. Par chance, chez un de ses locataires, disparu sans laisser de traces, on retrouve une œuvre fabuleuse dans des cartons, dont le disparu, Victor, est l’auteur. Mais, sur des pages et des pages de dessins, un vieux retraité de la police croit reconnaître des visages : des visages d’enfants, qui ont disparu, et que l’on a jamais retrouvés…

J’ai accroché du début à la fin. Au début, il peut être compliqué d’accrocher, mais la fin est unique. On est spectateur et enquêteur de l’histoire, et c’est à travers des flashs-backs que l’on va soi-même résoudre l’histoire… Extraordinaires ellipses narratives qui créent tout le suspense du livre.

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Baisers livresques,

Apothicarts